Le suivi du coaching d’anglais peut vous renseigner sur les actes professionnels ciblés au départ et sur l’autonomie observable du collaborateur, avec un contenu de séance confidentiel. Nous pouvons convenir des objectifs, des indicateurs et des points d’étape avec le manager ou les RH. Je recommande de définir précisément les tâches attendues.1
À retenir
- Pour retenir l’essentiel du suivi, gardez une question simple : quelle action professionnelle le collaborateur peut-il conduire avec le degré d’aide convenu ? Faites préciser le contexte de l’observation et le prochain point à travailler. Adoptez cette lecture pour garder une discussion centrée sur les exigences du poste.
- Pour retenir l’essentiel du cadrage, faites expliciter ensemble l’objectif, les critères et le partage d’information. Le collaborateur doit pouvoir retrouver ces repères dans les échanges de suivi. Une formulation commune donne à chacun une base pour demander une précision, signaler un changement de mission ou discuter d’une priorité.
- Un point d’étape gagne à réunir la tâche visée, les conditions de réalisation, l’aide encore nécessaire et la prochaine priorité. Gardez une place pour ce qui reste à vérifier. Privilégiez une observation précise et discutée plutôt qu’une appréciation globale dont chaque interlocuteur peut comprendre le sens différemment.
- Pour le diagnostic linguistique d’English Performance, les objectifs professionnels peuvent être partagés avec l’entreprise. Le ressenti de la personne, ses erreurs et le contenu de l’échange restent confidentiels. Le partage prévu concerne donc les objectifs professionnels, tandis que la personne dispose d’un espace de travail confidentiel.2
- Pour discuter de la poursuite du coaching, rapprochez l’autonomie recherchée, les observations disponibles et le travail encore prioritaire. Demandez au coach une explication de la prochaine étape : quelle tâche travailler, dans quelles conditions et avec quel critère de vérification. Cette discussion prépare une décision motivée.
Sommaire
- Quels objectifs professionnels choisir au départ ?
- Comment décrire le degré d’autonomie attendu ?
- Quelles observations retenir pour suivre les progrès ?
- Que peut partager le coach avec l’entreprise ?
- Comment organiser un point d’étape avec le coach ?
- Que faire lorsque les progrès restent difficiles à apprécier ?
Quels objectifs professionnels choisir au départ ?
Les objectifs professionnels à choisir sont les échanges que le collaborateur doit pouvoir conduire dans son poste, avec un degré d’aide clairement défini. Partez d’une situation prioritaire, puis précisez les interlocuteurs, le résultat attendu de l’échange et les difficultés à travailler pour préparer cette situation. Le diagnostic d’English Performance cherche à comprendre la personne, son vécu, ses besoins professionnels et son utilisation réelle de l’anglais. Une courte conversation en anglais peut être proposée lorsqu’elle aide à comprendre le besoin. La place de cette conversation dépend de son utilité pour la rencontre.2
Choisissez une priorité qui compte dans le poste et que le collaborateur reconnaît comme utile. Une situation fréquente peut constituer un meilleur point de départ qu’une longue liste de difficultés. Retenez un objectif assez précis pour orienter le travail et assez pertinent pour donner envie de le reprendre. Formulez l’objectif avec un verbe professionnel et une situation identifiable : conduire un appel, présenter un problème, demander une précision. Ajoutez le degré d’aide acceptable. « Progresser en anglais » donne une direction ; une tâche décrite avec son contexte donne une base de discussion pour le suivi.
Dans un exemple fictif, une responsable des achats prépare un appel consacré à une livraison incertaine. L’objectif retenu consiste à expliquer le problème, obtenir une réponse exploitable et confirmer la prochaine action. Le point d’étape décrit les parties de l’échange qu’elle peut conduire seule et celles qui demandent encore un appui.
La page « Diagnostic linguistique en entreprise : comprendre avant d’accompagner » présente aussi le cas de plusieurs collaborateurs. Le contexte peut être cadré avec l’entreprise, puis chaque personne est rencontrée individuellement. Cette organisation vise à permettre une parole libre et un accompagnement adapté à la personne.2 Donnez au coach le contexte nécessaire : rôle du collaborateur, interlocuteurs habituels, nature des échanges et décisions qu’il peut prendre seul. Sélectionnez les documents utiles à la situation travaillée et vérifiez leur usage autorisé. Privilégiez la matière qui aide à comprendre la tâche et à préparer ses variantes.
Comment décrire le degré d’autonomie attendu ?
Le degré d’autonomie attendu se décrit par ce que le collaborateur doit conduire seul et par l’appui prévu lorsque l’échange le demande. Pour un appel, précisez s’il doit conduire tout l’échange ou traiter une partie technique, les questions qu’il doit traiter, les décisions qu’il peut confirmer et les situations où un relais reste approprié à sa responsabilité, notamment sur une décision sensible. Pour choisir des critères d’autonomie, consultez « Comment savoir si un collaborateur est opérationnel en anglais sans le mettre à l’épreuve ? ». Le poste y sert de référence : accomplir les échanges attendus avec le degré d’autonomie approprié. Six actions structurent cette lecture : suivre, intervenir, clarifier, expliquer, vérifier et réagir à l’imprévu.3
Le degré d’autonomie mérite une description commune. Cette discussion donne au coach et au manager le même objet à examiner lorsque vient le point d’étape. Dans la méthode d’English Performance, les scripts servent à construire des appuis, préparer plusieurs réponses et automatiser des fonctions utiles. L’entraînement réintroduit l’imprévu. Des documents et échanges confidentiels peuvent être travaillés lorsque leur utilisation est autorisée dans le cadre du coaching ; les exemples publics sont recréés et anonymisés.4
Quelles observations retenir pour suivre les progrès ?
Les observations à retenir pour suivre les progrès sont celles qui décrivent une action dans son contexte et l’aide nécessaire pour la conduire. Examinez la compréhension de la demande, la réponse apportée et la façon de reprendre un malentendu, puis rapprochez ces observations de l’objectif convenu. La page « Coaching en anglais professionnel : gagner en autonomie là où le poste l’exige » décrit une validation des progrès à partir des actes professionnels ciblés au départ. Le diagnostic sert à définir le format pertinent avant d’engager un volume de coaching. Présentiel et visioconférence peuvent être combinés selon le projet.1
Pour apprécier une évolution, recherchez des situations suffisamment proches : interlocuteurs, préparation, complexité du sujet et place du collaborateur dans l’échange. Une présentation préparée et une discussion improvisée appellent des critères adaptés. Décrire ces conditions donne davantage de sens au retour que d’attribuer une note générale à la personne. English Performance décrit le score d’anglais comme une performance produite à une date donnée, selon les consignes, la durée et le barème d’une épreuve précise. Pour apprécier ce résultat au regard du poste, cet article d’English Performance recommande de lire les sous-scores, les tâches réalisées et les conditions de passation.5
Incluez la réparation d’un malentendu dans les critères de travail. Demander une précision, reformuler une réponse ou vérifier une décision sont des actions professionnelles à examiner. Le suivi peut chercher à comprendre comment le collaborateur reprend l’échange et quelle aide lui reste utile pour le conduire.
La page d’accueil d’English Performance présente un témoignage attribué à Jean Lemaitre, directeur de Protac : il rapporte que, 4 mois après, la personne évoquée gère ses interlocuteurs étrangers sans assistance. Le résultat rapporté concerne cette personne et ses échanges avec des interlocuteurs étrangers.6
Que peut partager le coach avec l’entreprise ?
Lorsque l’entreprise finance notre accompagnement, le coach peut partager un suivi de l’autonomie professionnelle observable, avec des objectifs, des indicateurs et des points d’étape convenus. Le contenu des séances reste confidentiel. Je recommande de préciser les informations partagées et leurs destinataires avant le démarrage, pour que chacun comprenne le cadre du retour.1 Pour le diagnostic linguistique d’English Performance, les objectifs professionnels peuvent être partagés avec l’entreprise. Le ressenti de la personne, ses erreurs et le contenu de l’échange restent confidentiels. Le partage prévu concerne donc les objectifs professionnels, tandis que la personne dispose d’un espace de travail confidentiel.2
Le code de déontologie global diffusé par EMCC France, dans sa version de juin 2021, demande aux membres concernés d’expliquer les termes du contrat avant le début du travail. Ils doivent vérifier leur compréhension par le client et le commanditaire, notamment pour les dispositions de confidentialité.7 Avant le démarrage, convenez des destinataires du retour et des informations à partager. Adoptez une formulation compréhensible par le collaborateur, le coach et le financeur. Chacun doit pouvoir expliquer ce que contient le point d’étape, pourquoi cette information est utile et comment elle sera discutée.
Une relance du manager peut porter sur la situation à préparer : « Quel échange souhaitez-vous pouvoir conduire plus sereinement ? » Laissez au collaborateur le choix des difficultés personnelles qu’il souhaite évoquer. Le manager peut ensuite préciser les exigences du poste et les appuis disponibles dans l’équipe.
Comment organiser un point d’étape avec le coach ?
Un point d’étape avec le coach s’organise autour de la tâche visée, des observations disponibles, des conditions de réalisation, de l’aide encore nécessaire et de la prochaine priorité de travail. Convenez de ces rubriques au départ et associez le collaborateur à leur lecture, afin que chacun comprenne les critères et puisse demander une précision utile. Gardez une place pour ce qui reste à vérifier. Privilégiez une observation précise et discutée plutôt qu’une appréciation globale dont chaque interlocuteur peut comprendre le sens différemment.
English Performance décrit un travail pédagogique entre les séances à partir de la matière du poste. Cette matière est transformée en supports, variantes et corrections ciblées. Le travail sur ces éléments fait partie de la conception et du suivi pédagogique sur mesure de l’accompagnement.4 English Performance prévoit que le calendrier puisse évoluer avec les contraintes du poste, les déplacements et les pics d’activité. La souplesse annoncée vise à préserver la régularité de l’accompagnement dans l’environnement de travail réel. Le calendrier peut ainsi tenir compte des contraintes professionnelles de la personne accompagnée.1
Associez le collaborateur à la lecture des progrès. Demandez quelle situation lui paraît plus accessible, où l’aide reste nécessaire et quel échange mérite d’être préparé ensuite. Rapprochez cette lecture des critères convenus, afin de discuter ensemble des différences entre le ressenti et l’observation professionnelle.
Que faire lorsque les progrès restent difficiles à apprécier ?
Lorsque les progrès restent difficiles à apprécier, reprenez la tâche visée et les conditions dans lesquelles elle a été observée. Examinez avec le collaborateur et le coach les occasions de l’exercer, l’aide nécessaire et le critère encore incertain, puis choisissez une prochaine observation qui permette de discuter ce point. Distinguez le travail à poursuivre et la situation qui manque encore pour apprécier l’autonomie. Convenez alors d’une occasion pertinente avec le collaborateur, en tenant compte de sa responsabilité et du contexte professionnel.
English Performance prévoit une réévaluation de l’objectif et du volume en cours d’accompagnement. Le format peut être plus court pour une situation précise. Le point de départ, le palier visé, l’assiduité, l’exposition à l’anglais, le travail entre les séances et les fondations auditives peuvent modifier la longueur du parcours.8 Une nouvelle mission mérite un nouveau cadrage de l’objectif. Si le collaborateur doit désormais négocier, présenter ou répondre à d’autres interlocuteurs, décrivez cette nouvelle exigence avant d’apprécier sa progression. Le suivi reste utile lorsque les critères correspondent au travail demandé et que les changements de priorité sont explicités.
Pour discuter de la poursuite du coaching, rapprochez l’autonomie recherchée, les observations disponibles et le travail encore prioritaire. Demandez au coach une explication de la prochaine étape : quelle tâche travailler, dans quelles conditions et avec quel critère de vérification. Cette discussion prépare une décision motivée.
Questions fréquentes
Quelle place donner au collaborateur dans le suivi ?
Le collaborateur doit avoir une place active dans le suivi, en participant au choix des situations et à la discussion des observations. Demandez-lui ce qui devient plus accessible, ce qui reste difficile et quel appui lui paraît utile, puis examinez ensemble ces réponses au regard du poste.
Les erreurs du diagnostic sont-elles transmises au manager ?
Les erreurs du diagnostic restent confidentielles dans notre dispositif, tout comme le ressenti de la personne et le contenu de l’échange. Les objectifs professionnels peuvent être partagés avec l’entreprise. Je recommande au manager de centrer ses questions sur ces objectifs et sur les situations du poste à prendre en compte.2
Faut-il parler anglais pendant le diagnostic ?
Parler anglais pendant notre diagnostic est facultatif : une courte conversation peut être proposée lorsqu’elle aide à comprendre le besoin. La rencontre cherche à comprendre la personne, son vécu et ses besoins professionnels. Je recommande de commencer par décrire les situations concernées et les difficultés que la personne souhaite expliquer.2
Un suivi par tâches professionnelles est-il un bon choix ?
Un suivi par tâches professionnelles est un bon choix lorsque vous cherchez à apprécier l’autonomie au poste, parce qu’il centre la discussion sur les échanges attendus. Précisez les conditions de réalisation et l’aide acceptable, puis choisissez des observations assez proches pour donner du sens à leur comparaison.
Sources
- Coaching en anglais professionnel : gagner en autonomie là où le poste l’exige
- Diagnostic linguistique en entreprise : comprendre avant d’accompagner
- Comment savoir si un collaborateur est opérationnel en anglais sans le mettre à l’épreuve ?
- Méthode d’anglais professionnel sur mesure
- Faut-il passer un test d’anglais pour prouver son niveau au travail ?
- Coaching en anglais professionnel pour dirigeants et équipes
- EMCC France (European Mentoring and Coaching Council, French chapter), Code de déontologie global des coachs, mentors et superviseurs (traduction française, V3, juin 2021)
- Tarifs et modalités du coaching en anglais professionnel
Théo Hénusse, Coach en performance linguistique


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